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🔎 Une actualité dense pour la RSE : les lignes bougent !

Entre mise à jour d’un label majeur de la RSE, simplification du reporting extra-financier et actualité institutionnelle du secteur de la sécurité privée, cette nouvelle édition vous propose une lecture claire, structurée et factuelle des points essentiels du moment.
Au sommaire de ce numéro :
- 🌍 Label Engagé RSE – Version 2026 : un référentiel actualisé et centré sur les enjeux actuels.
- 🧾 Mesures Omnibus : l’Union Européenne acte l’allègement et la simplification du reporting de durabilité.
- 🏛GES : le Conseil d’Administration et ses administrateurs sont reconduits.
Bonne lecture, et à bientôt pour de nouvelles actualités…!
I - 🌱 Label Engagé RSE : ce que change la version 2026 du guide AFNOR

Le guide du Label Engagé RSE évolue pour sa version 2026. Sans constituer une révolution, cette mise à jour répond à l’évolution du cadre réglementaire (CSRD, normes ESRS, VSME) et par l’émergence de nouvelles priorités identifiées chez les labellisés : numérique responsable, changement climatique, économie circulaire, biodiversité…
- Une architecture conservée ⚓️
- La structure du modèle reste inchangée : 5 chapitres de pratiques & 3 chapitres de résultats.
- Mais le nombre total de critères passe de 49 à 47, résultat d’un travail de fusion, de clarification et d’intégration de nouvelles attentes en matière de durabilité.
- La logique de cotation, reprenant le cycle du PDCA, reste la même.
2. Ce qui change dans les critères de pratiques (Chapitres 1 à 5) 💨
Chapitre 1 – Gouvernance
- 1.1 : Élargissement autour du modèle d’affaires, désormais intégré aux valeurs et à la raison d’être.
- 1.2 : Intégration explicite de la dualité Identification / Dialogue parties prenantes.
Chapitre 2 – Déploiement de la démarche RSE
- Fusion des critères d'organisation et de pilotage : les anciens 2.2 et 2.3 deviennent un seul critère (2.2.)
- Fusion des communications interne et externe : les anciens 2.7 et 2.8 deviennent le critère 2.6.
- Nouvelle appellation du reporting RSE : l’ancien critère 2.5 devient « Reporting de durabilité ».
Chapitre 3 – Ressources humaines
- Le critère 3.8 passe de la QVT à la QVCT, intégrant formellement les conditions de travail.
Chapitre 4 – Production, services et consommation durables
- 4.1 Innovation et économie circulaire : l’économie circulaire prend une place plus importante.
- 4.2 Atténuation / adaptation au changement climatique : création d’un critère dédié (faisant écho à l’amendement des normes QSE).
- 4.3 Utilisation durable des ressources / gestion des déchets : recentré sur les flux et déchets.
- 4.6 Numérique responsable : nouveau critère, reconnaissant l’impact du numérique sur l’environnement.
3. Ce qui change dans les critères de résultat (Chapitres 6 à 8) 📈
Chapitre 6 – Environnement
Une nouvelle structuration thématique :
- 6.1 Climat (anciennement énergie / GES)
- 6.2 Ressources et déchets (intègre la thématique matières premières)
- 6.3 Prévention de la pollution
- 6.5 Eau et ressources marines (ancien critère eau)
Chapitre 8 – Économie et gouvernance
- 2 nouveaux critères :
• 8.3 Achats responsables
• 8.5 Éthique des affaires - Reformulation des critères économiques :
• 8.1 Part RSE du CA et investissements associés
• 8.2 Partage de la VA et rémunération RSE - Fusion des trois critères de satisfaction des parties prenantes (environnemental / social / économique) : 8.6 Satisfaction des parties prenantes en matière de développement durable.
🔑 À retenir
La version 2026 du guide du Label Engagé RSE consolide l’existant tout en intégrant les évolutions des enjeux de durabilité. Même si une tendance à la simplification s’observe… (voir article N.° 2).
Sources :
- Guide du Label Engagé RSE AFNOR, 2021
- Guide du Label Engagé RSE AFNOR, 2026
- Site web AFNOR
II - ⚖️ Allègement des obligations extra-financières : ce que change la mesure « Omnibus »
L’Union Européenne franchit une étape en matière de simplification des obligations de reporting de durabilité et du devoir de vigilance. Le 13 novembre 2025, le Parlement Européen a adopté sa position relative à la proposition de la Commission d’intégrer ces mesures dans le train législatif dit « Omnibus ».
- Champ d’application recentré 🎯
- Le reporting de durabilité ne sera désormais obligatoire que pour les entreprises employant en moyenne plus de 1 750 salariés et réalisant un chiffre d’affaires net supérieur à 450 millions €.
- En matière de devoir de vigilance, les obligations ne s’appliqueront qu’aux très grandes entreprises de l’UE ou hors-UE employant plus de 5 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires net supérieur à 1,5 milliard €.

2. Allègement des exigences de contenu 📉
- Les normes de reporting seront « encore simplifiées et allégées » : moins de détails qualitatifs requis, et le reporting sectoriel deviendra facultatif.
- Les petites entreprises ne seront plus soumises aux demandes d’information excessives de leurs grands partenaires commerciaux : elles ne devront fournir que ce qui est prévu dans les normes facultatives.
3. Devoir de vigilance repensé 👁️
- Au lieu d’imposer systématiquement un plan de transition aligné sur l’Accord de Paris, la nouvelle mesure instaure une approche fondée sur le risque pour les grands groupes concernés.
- Le contrôle et la responsabilité seront organisés au niveau national plutôt qu’au niveau européen : les États membres définiront les modalités d’amendes et les entreprises seront tenues d’indemniser intégralement les victimes pour les dommages subis
4. Portail numérique unique 🖥️
Le Parlement prévoit la création d’un portail numérique gratuit destiné aux entreprises. Celui-ci donnera accès à des modèles, des lignes directrices et toutes les informations sur les obligations de l’UE en matière de reporting et de vigilance.
🔑 À retenir
Les dispositions Omnibus, qui s’attaqueront au domaine numérique dans les prochaines semaines (IA act et RGPD) constituent un train de mesures simplificatrices, à l’encontre des réglementations dites « RSE » telles que la CSRD et la VSME. Un contexte flou qui n’aide pas les entreprises à anticiper et se conformer au mieux aux dispositions prévues…
Source :
III - 🛥️ Gouvernance du GES : nouvelle composition du Conseil d’Administration

Le GES a tenu son Assemblée générale élective le lundi 17 novembre 2025. À l’issue de cette réunion, le Conseil d’Administration a été réélu et confirmé dans ses fonctions, ce qui traduit, selon le communiqué, une volonté de « parler d’une seule voix et de défendre avec force et cohérence les intérêts de l’ensemble des entreprises de sécurité privée. »
1. Composition du bureau
- Président : Abdelhamid Faddeoui (AETOS Sécurité Privée)
- Vice-Présidents :
- Alban Ragani (Options Sécurité / Securiteam)
- Stéphane Dupas (D.M.H. Sécurité / Panthera)
- Walid Nahra (Groupe Triomphe Sécurité)
- Trésorier : Frédéric Laisney (Challancin Prévention Sécurité)
- Trésorier-adjoint : Frank Lambrigts (Securitas France)
2. Administrateurs
- Abdel-Aman Benouahlima (Nord Solutions Sécurité NS2)
- Benamar Bahlil (Larians Sécurité +)
- Eric Forestier (Seris Security)
- Fabienne Pillet (Onet Sécurité Solutions Humaines)
- Harold Heredia (Lynx Sécurité)
- Laurent Aulen (Groupe Protector)
- Laurent Duez (Artemis Sécurité)
- Laurent Parise (DPSA Île-de-France)
Source :
